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  • PL67 en pharmacie : ce qui change le 9 décembre 2026 et comment se préparer

    PL67 en pharmacie : ce qui change le 9 décembre 2026 et comment se préparer

    Un patient hypertendu vous montre plusieurs mesures de pression au-dessus de sa cible. Son médecin a pris sa retraite et il vous demande quoi faire. Dans la même journée, une patiente consulte pour des symptômes urinaires qu’elle n’a jamais eus auparavant.

    Votre équipe saura-t-elle accueillir ces demandes, réunir les bonnes informations et organiser la suite? À compter du 9 décembre 2026, les activités élargies liées au PL67 ouvrent de nouvelles possibilités. Voici cinq recommandations pour préparer votre pharmacie, illustrées par trois cas concrets.

    Les situations sont fictives et servent à la préparation de l’équipe. Elles illustrent des décisions à travailler, sans constituer des protocoles de traitement. Sources vérifiées le 12 octobre 2026.

    PL67 : les principaux changements en un coup d’œil

    Activité Déjà permis Ce qui change le 9 décembre 2026 Conditions essentielles et limites
    Prescription pour un problème de santé courant Prescription pour certaines conditions mineures déjà traitées et pour d’autres situations expressément prévues. Prescription autonome pour un problème de santé courant, sans diagnostic préalable. Cinq critères cumulatifs : problème fréquent dans la patientèle ou la population concernée; manifestations typiques, identifiables et évaluables; évolution favorable avec un traitement limité dans le temps et un suivi; faible risque de détérioration à court terme; faible risque de préjudice selon la personne, le traitement et le contexte.
    Prescription pour une maladie chronique diagnostiquée Ajustements de traitement et prescriptions dans certains cadres de collaboration. Prescription autonome pour une maladie chronique déjà diagnostiquée. Diagnostic établi par un professionnel habilité à diagnostiquer et à prescrire; faible risque de détérioration à court terme. Cette autorisation ne confère pas un pouvoir général de diagnostic.
    Prescription préventive Prescription dans des situations déterminées : vaccination, contraception et certaines prophylaxies, notamment. Cadre élargi permettant de prescrire pour prévenir l’apparition de maladies, de conditions de santé, de signes ou de symptômes. Évaluation de la situation, prescription fondée sur les données probantes et respect des compétences du pharmacien. Cette possibilité ne crée pas un pouvoir général de diagnostic.
    Substitution thérapeutique Substitution pour rupture d’approvisionnement, problème d’administration, risque pour la sécurité, retrait du marché ou indisponibilité en établissement. La substitution générique existe aussi. Ajout, notamment, du motif de non-couverture par l’assurance du patient. Le médicament prescrit doit être exclu de la couverture; un refus administratif ne suffit pas. Le remplacement doit figurer à la Liste des médicaments. Le pharmacien avise le patient et inscrit la substitution au dossier. L’inscription à la Liste ne garantit pas le remboursement.
    Administration d’un médicament Administration pour démonstration, vaccination ou urgence, selon les voies autorisées. Administration à des fins de traitement lorsqu’une ordonnance existe; ajout des voies transdermique, ophtalmique, otique et rectale. Attestation spécifique de l’OPQ et attestation de réanimation valide. La voie intraveineuse ne figure pas parmi les voies autorisées.
    Prélèvements Introduction d’un instrument dans le pharynx. Ajout de l’introduction d’un instrument au-delà du vestibule nasal. Cette extension ne constitue pas une autorisation générale de prise de sang ou d’autres prélèvements invasifs.
    Repères tirés du règlement final et du guide d’exercice de l’OPQ, liés dans les sources ci-dessous. Les communications avec le professionnel responsable du suivi clinique ou le prescripteur initial s’ajoutent lorsque les circonstances le justifient.

    1. Choisir les activités à intégrer progressivement

    Commencez par les demandes de votre patientèle et les compétences de votre équipe. Le règlement final élargit notamment les possibilités de prescription et de substitution. L’OPQ propose une intégration progressive, selon les compétences du pharmacien et la capacité du milieu.

    Votre décision d’équipe : choisissez les services que vous souhaitez préparer en premier. Pour chacun, repérez les compétences à consolider et les ressources manquantes. Une activité autorisée demande aussi un milieu capable de l’offrir.

    2. Préparer l’évaluation et les références cliniques

    Avec Atlas, avant de préparer ce service : utilisez un cas fictif pour rechercher les références québécoises et les points d’évaluation à discuter. Ouvrez les sources proposées et retenez celles qui soutiennent votre procédure. Notre présentation d’Atlas décrit ce parcours de recherche.

    Cas 1 — Une première infection urinaire

    Situation. Une patiente adulte décrit des brûlures à la miction et des envies fréquentes depuis la veille. Elle n’a jamais reçu de traitement pour une infection urinaire.

    Nouveauté PL67. Un premier épisode pourra être évalué dans le cadre des problèmes de santé courants, si les cinq critères du tableau sont réunis. Le parcours actuel des conditions mineures repose sur un traitement antérieur. Une demande d’antibiotique ne rend pas automatiquement la situation admissible.

    Éléments à vérifier. Le pharmacien précise les symptômes, leur évolution, la possibilité d’une grossesse, les comorbidités, les médicaments et les allergies. Une fièvre, une douleur au flanc ou une présentation inhabituelle change l’orientation. Le guide clinique de l’INESSS aide à préparer l’évaluation et les critères de référence.

    Préparation nécessaire. Rendez les références, les critères d’orientation et les modalités de suivi accessibles aux pharmaciens. Prévoyez comment accueillir la demande, transmettre les renseignements et expliquer la suite à la patiente. Précisez quand réévaluer la patiente et comment elle vous rejoint. L’équipe d’accueil transmet la demande sans promettre une prescription. Le parcours doit aussi permettre une orientation vers une autre ressource lorsque la situation dépasse le cadre prévu.

    3. Organiser le suivi des patients orphelins

    Cas 2 — Une hypertension diagnostiquée qui demande une réévaluation

    Situation. Un patient atteint d’hypertension diagnostiquée revient avec plusieurs mesures de pression au-dessus de sa cible. Son médecin a pris sa retraite. Il prend déjà un traitement et demande si celui-ci doit évoluer.

    Nouveauté PL67. La prescription autonome pour une maladie chronique diagnostiquée peut ouvrir une option supplémentaire, comme l’ajout d’un médicament lorsque la situation le justifie. Les ajustements déjà permis restent distincts de cette nouvelle autorisation. Les conditions du tableau s’appliquent.

    Éléments à vérifier. Le pharmacien confirme le diagnostic au dossier, la technique de mesure, la prise réelle du traitement, les symptômes et les données de surveillance. Le risque de détérioration à court terme doit rester faible. Une pression au-dessus de la cible ne suffit pas à décider d’ajouter un médicament. Une hypertension seulement soupçonnée ne correspond pas à une maladie déjà diagnostiquée.

    Préparation nécessaire. Rendez les mesures, les résultats d’analyse et le plan de suivi accessibles aux pharmaciens. Indiquez au patient comment joindre l’équipe si son état change. Gardez les coordonnées des ressources d’orientation à portée de l’équipe. Prévoyez les communications professionnelles justifiées par les circonstances, notamment lorsque les besoins dépassent la capacité du milieu.

    4. Prévoir un parcours pour la substitution thérapeutique

    Cas 3 — Un médicament exclu de la couverture d’assurance

    Situation. Une patiente apprend que son assurance ne couvre pas le médicament prescrit. Le coût la fait hésiter à commencer son traitement. L’équipe transmet au pharmacien le motif exact du refus et le besoin clinique.

    Nouveauté PL67. La non-couverture devient un motif de substitution thérapeutique. Les conditions du tableau s’appliquent, dont l’inscription du remplacement à la Liste des médicaments. Cette possibilité ne garantit pas le remboursement par l’assureur.

    Éléments à vérifier. Le pharmacien distingue une exclusion de couverture d’un problème administratif et évalue si une autre thérapie convient. Le coût seul ne choisit pas le traitement. Il vérifie les modalités de couverture du remplacement avant de présenter les options à la patiente.

    Préparation nécessaire. Préparez la collecte du motif de refus, l’accès à la liste applicable et l’explication des options. Le dossier doit permettre de retrouver la substitution, l’information donnée à la patiente et le suivi prévu. Intégrez les communications professionnelles lorsque les circonstances le justifient.

    5. Clarifier les rôles et préparer la documentation

    Pour les trois situations, précisez qui accueille la demande, qui mène l’évaluation et qui organise la suite :

    • L’équipe d’accueil recueille les renseignements prévus et transmet la demande au pharmacien, sans annoncer une décision clinique.
    • Le pharmacien évalue la situation, choisit l’intervention ou l’orientation, puis documente le raisonnement et le suivi.
    • Le gestionnaire prépare les plages de consultation, les ressources et la répartition du travail.

    Avec Nexus, avant la consultation : si votre pharmacie utilise ce module, le patient répond à des questions structurées sur ses symptômes, ses traitements et ses antécédents. Le pharmacien retrouve les renseignements recueillis, précise les éléments manquants et poursuit l’évaluation. Préparez avec l’équipe le parcours entre la demande du patient, la collecte et la consultation.

    Dans le cas de substitution, « Assurance refuse, produit changé » laisse le prochain pharmacien sans explication. Votre gabarit devrait montrer le motif confirmé, les éléments cliniques évalués, l’option retenue et sa justification, l’information donnée à la patiente et le suivi prévu. Les informations manquantes restent identifiées.

    Avec Écho, pendant la consultation : une fois le consentement à l’enregistrement obtenu, enregistrez l’entretien, revoyez la transcription et choisissez le gabarit de note. Après génération, le pharmacien corrige les faits au besoin et s’assure que toute l’information pertinente est bien organisée. La présentation de Pharmia décrit ce parcours documentaire.

    Deux dates à inscrire dans votre plan de préparation

    • 9 décembre 2026 : entrée en vigueur du règlement sur les activités professionnelles élargies.
    • 31 mars 2028 : échéance de réussite de la formation générale de l’OPQ, sauf pour les membres retraités. L’OPQ précise que cette formation n’est pas un préalable à l’exercice des activités élargies.

    Repère de portée. La formation générale ne remplace pas les attestations particulières exigées pour certaines activités, notamment l’administration de médicaments. L’autorisation professionnelle, la capacité du milieu et l’admissibilité au paiement restent trois questions distinctes.

    Votre pharmacie est-elle prête pour la PL67?

    • ☑ Les nouvelles activités à offrir en priorité sont identifiées.
    • ☑ Chaque pharmacien a complété ou planifié la formation générale de l’OPQ; les attestations particulières requises sont vérifiées.
    • ☑ Les protocoles, références cliniques et critères d’orientation sont à jour et accessibles.
    • ☑ Les rôles des pharmaciens et des ATP sont clairs, de l’accueil au suivi.
    • ☑ Des plages de consultation et de suivi sont prévues.
    • ☑ Les outils de documentation organisent l’évaluation, la décision et le suivi prévu.

    Préparer la PL67, c’est rendre les nouveaux services réalisables dans votre pharmacie : des références accessibles, une évaluation structurée et un suivi que l’équipe peut assurer.

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    Sources officielles

  • Pharmia : la plateforme tout-en-un du pharmacien

    Pharmia : la plateforme tout-en-un du pharmacien

    Le projet de loi 67 va transformer la pharmacie au Québec. Êtes-vous prêt?

    Une nouvelle réalité pour les pharmaciens du Québec

    Le paysage pharmaceutique québécois est en pleine mutation. Avec l’adoption du projet de loi 67, les pharmaciens verront leur champ d’exercice s’élargir considérablement : prescription de médicaments pour des problèmes de santé courants, maladies chroniques diagnostiquées, prévention, prélèvements, et bien plus encore. Du jour au lendemain, de nouveaux actes professionnels s’ajouteront à une pratique déjà exigeante.

    Ce sont des avancées majeures pour l’accessibilité aux soins. Mais soyons honnêtes : plus d’actes signifie plus de responsabilités, plus de références à maîtriser, plus de documentation à produire — et le tout dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre qui ne s’améliore pas.

    C’est exactement pourquoi Pharmia existe.

    Pharmia, c’est quoi?

    Pharmia est une plateforme clinique propulsée par l’intelligence artificielle, conçue de A à Z pour la réalité des pharmaciens du Québec. Pas une traduction d’un outil américain. Pas un ChatGPT habillé en pharmacien. Un écosystème complet qui couvre l’ensemble du processus de consultation pharmaceutique : de l’anamnèse du patient jusqu’à la génération de la documentation clinique.

    La plateforme s’articule autour de trois outils phares : Pharmia Atlas, le copilote clinique de recherche, Écho, l’assistant d’anamnèse et d’analyse clinique, et Pharmia Nexus, le module de consultations optimisées.

    Pharmia Atlas — votre copilote clinique

    Pharmia Atlas, c’est un assistant de recherche clinique qui comprend le quotidien du pharmacien québécois. Vous posez une question en langage naturel. Atlas interroge simultanément les bases de données cliniques reconnues et vous donne une réponse structurée, sourcée et actionnable, le tout en quelques secondes.

    Des sources fiables, pas des hallucinations

    Chaque réponse d’Atlas est ancrée dans des données cliniques vérifiables. Il ne devine pas une posologie et n’invente pas une interaction. Atlas interroge directement :

    • Santé Canada — monographies officielles, DIN, base de données des produits pharmaceutiques (BDPP) et des produits de santé naturels (BDPSNH)
    • PubMed — littérature scientifique révisée par les pairs
    • FDA Drug Labels — monographies et mises en garde américaines
    • INESSS — guides de pratique clinique québécois
    • PIQ et INSPQ — protocoles vaccinaux et recommandations en santé publique
    • OPQ et APES — normes de pratique et références professionnelles
    • Liverpool Drug Interactions — interactions médicamenteuses spécialisées

    Ce ne sont que quelques exemples — Atlas a accès à bien plus de sources et de bases de données cliniques, couvrant la quasi-totalité des besoins informationnels du pharmacien.

    Chaque source consultée est citée avec un lien cliquable. Pas de boîte noire : de la transparence clinique.

    Conçu pour le terrain québécois

    Atlas priorise les références québécoises. Quand un pharmacien écrit « pt 72 ans, ClCr 38, sous metformine 1000 bid + glyburide 5 bid, HbA1c 8.2 — quoi ajuster? », Atlas identifie immédiatement le glyburide comme inapproprié en insuffisance rénale selon les critères RUSHGQ, propose un ajustement posologique de la metformine basé sur le DFGe, et suggère un antihyperglycémiant alternatif sécuritaire — le tout avec les références INESSS et les seuils de fonction rénale québécois.

    L’outil comprend la terminologie mixte (français-anglais) et les abréviations que les pharmaciens utilisent au quotidien (« bid », « ClCr », « co »). Il connaît les actes facturables selon l’Entente AQPP-MSSS, les ordonnances collectives, la Loi sur la pharmacie et les codes de facturation RAMQ.

    Des modules dédiés pour les analyses complexes

    Au-delà de la recherche ponctuelle, Atlas intègre des modules spécialisés pour les tâches cliniques qui demandent une analyse structurée en profondeur.

    Révision de la pharmacothérapie. Atlas accompagne le pharmacien dans une révision structurée et exhaustive de la pharmacothérapie — interactions, sécurité, ajustements posologiques, déprescription et lacunes thérapeutiques — le tout basé sur les références cliniques québécoises. Un outil particulièrement pertinent pour les révisions annuelles de dossiers de patients en pilulier.

    Consultations santé-voyage. Atlas dispose d’un module dédié aux consultations voyage, basé sur les données de l’INSPQ, du CDC et du PIQ. Pour chaque destination, il évalue systématiquement les risques de paludisme (chimioprophylaxie antipaludique), la diarrhée du voyageur (antibiotique de réserve et auto-traitement), le mal aigu des montagnes (prophylaxie par acétazolamide si l’itinéraire le justifie) et les vaccins recommandés selon le PIQ. Atlas identifie également les actes facturables associés — y compris les évaluations sans prescription, souvent sous-facturées en pratique.

    Plus de 15 outils spécialisés

    Atlas ne se contente pas de générer du texte. Il utilise des outils en temps réel pour :

    • Rechercher un médicament par DIN, code ATC ou nom commercial dans la base de Santé Canada
    • Vérifier les ruptures de stock au Canada (Drug Shortages Canada)
    • Consulter les interactions médicamenteuses via plusieurs bases de données
    • Générer des schémas vaccinaux basés sur le PIQ
    • Accéder aux données du CDC et de l’INSPQ pour les consultations santé-voyage
    • Identifier les actes réclamables à la RAMQ selon votre situation clinique

    Un espace de travail personnel

    Au-delà du chat, Atlas offre un espace de travail documentaire. Les pharmaciens peuvent téléverser leurs propres documents — protocoles internes, guides de pratique en PDF, tableaux de référence — et Atlas les intègre dans ses recherches. Un document partagé une fois reste accessible dans toutes les conversations futures.

    Écho — ne manquez aucune question, aucun drapeau rouge

    Écho, c’est la partie de Pharmia qui accompagne directement la consultation. Quand un patient se présente avec un problème de santé, Écho s’assure que toutes les bonnes questions sont posées et que rien ne passe entre les mailles du filet.

    Anamnèse intelligente

    L’agent d’anamnèse de Pharmia discute directement avec le patient, de manière interactive, pour recueillir l’information clinique pertinente. Il clarifie, approfondit et reformule les réponses pour maximiser la qualité des données recueillies — le tout avant même que le pharmacien n’intervienne.

    Détection de drapeaux rouges

    Écho identifie automatiquement les signaux d’alarme dans les réponses du patient. Un symptôme qui nécessite une référence médicale urgente, une interaction potentielle avec le profil pharmacologique du patient, une contre-indication — Écho les détecte et les met en évidence pour le pharmacien.

    Analyse clinique et génération d’ordonnances

    Une fois l’anamnèse terminée, Écho produit un sommaire structuré de la consultation, identifie les problèmes cliniques et propose des recommandations avec ou sans ordonnance. Le pharmacien garde le plein contrôle : il valide, ajuste et signe. Écho s’occupe de la paperasse.

    Documentation automatisée

    La réalité en pharmacie, c’est que rédiger une note SOAP complète tout en maintenant le débit, c’est exigeant. Avec Écho, la documentation est générée automatiquement — notes SOAP, DAP, ou formats personnalisés — selon les choix du pharmacien. Il n’a qu’à valider.

    Pharmia Nexus — consultations optimisées

    Nexus automatise la collecte d’informations avant la consultation : le patient répond aux questions en ligne, et l’IA structure les données cliniques pour le pharmacien. Détection automatique des algorithmes cliniques applicables, vérification réglementaire, identification des actes facturables et génération de la documentation. Le pharmacien reçoit un dossier pré-analysé et se concentre sur son jugement clinique.

    Pourquoi maintenant? Le PL67 change tout

    Le projet de loi 67, adopté en novembre 2024, représente la plus grande expansion du champ d’exercice des pharmaciens depuis une génération. Prescription de médicaments pour des problèmes de santé courants, maladies chroniques diagnostiquées, prévention, tests diagnostiques, prélèvements — la liste est longue et les responsabilités sont réelles.

    Le défi, c’est que ces nouveaux actes arrivent avec un lot de nouvelles références, de nouveaux algorithmes cliniques et de nouvelles exigences de documentation. Un pharmacien qui commence à prescrire pour l’hypertension, le diabète ou la migraine doit maîtriser les guides INESSS correspondants, connaître les valeurs critiques, documenter sa démarche de prescription en six étapes — tout ça en plus de sa charge de travail existante.

    C’est là que Pharmia fait la différence. Atlas met toutes ces références au bout des doigts, instantanément. Écho structure la consultation pour ne rien oublier. La documentation se génère automatiquement. Le pharmacien peut se concentrer sur ce qui compte vraiment : son jugement clinique et le patient devant lui.

    La pénurie en toile de fond

    Le Québec vit une pénurie de pharmaciens qui met de la pression sur l’ensemble du réseau. Chaque minute compte. Le temps qu’un pharmacien passe à chercher une interaction dans trois onglets différents, à croiser des sources manuellement ou à rédiger une note clinique, c’est du temps qui n’est pas investi avec les patients.

    Avec Pharmia, une recherche qui prenait 10 à 15 minutes se fait en quelques secondes. Une documentation qui prenait 5 minutes se génère automatiquement. Multiplié par le nombre de consultations dans une journée, c’est un gain de temps concret qui soulage la charge de travail — et qui contribue à rendre la profession plus soutenable.

    « Pharmia Atlas est un véritable atout! Je n’ai plus besoin de perdre plusieurs minutes dans mes recherches. Je peux poser toutes mes questions et il me répond avec les références fiables. »

    Accessible à tous, adapté à chacun

    Pharmia est une plateforme tout-en-un pour la pharmacie : anamnèse, analyse clinique, recherche, documentation, facturation. Mais un pharmacien individuel n’a pas besoin d’adopter l’ensemble pour en profiter.

    Pharmia Atlas et Écho sont accessibles individuellement. Un pharmacien en pharmacie communautaire, en GMF, en établissement de santé ou même en pratique solo peut utiliser Atlas comme copilote clinique au quotidien, ou Écho pour structurer ses consultations — sans avoir à intégrer toute la plateforme dans son milieu de travail.

    La sécurité au cœur de tout

    En pharmacie, la sécurité des données n’est pas négociable. Pharmia a été construit avec la conformité en tête :

    • Hébergement au Québec — les données restent au Québec et ne traversent jamais la frontière
    • Conformité Loi 25 et LPRPDE — respect intégral des lois québécoises et canadiennes sur la protection des renseignements personnels
    • Certifications en cours — SOC 2 et TGV en processus d’obtention
    • Aucune donnée utilisée pour l’entraînement — les conversations, documents et données patient ne sont jamais utilisés pour entraîner des modèles d’IA
    • Chiffrement de bout en bout — les données sont transmises et stockées de manière sécurisée
    • Journalisation complète — des audits de traçabilité sont accessibles en tout temps

    L’avenir de la pratique pharmaceutique commence aujourd’hui

    L’intelligence artificielle transforme déjà de nombreux secteurs. Avec le PL67 qui arrive et la pénurie qui persiste, les pharmaciens québécois ont besoin d’outils qui augmentent leur capacité clinique sans augmenter leur charge de travail.

    Pharmia, c’est le pont entre l’expertise clinique du pharmacien et la puissance de l’IA — un accès instantané aux connaissances pharmaceutiques, une consultation structurée qui ne laisse rien au hasard, et une documentation qui se fait toute seule. Le tout conçu par une équipe qui comprend la réalité quotidienne de la pharmacie québécoise.

    Découvrez Pharmia et voyez comment l’IA peut devenir votre meilleur allié clinique.

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  • Quand l’administratif étouffe le clinique : le vrai coût du fardeau bureaucratique en pharmacie

    Quand l’administratif étouffe le clinique : le vrai coût du fardeau bureaucratique en pharmacie

    Les pharmaciens québécois perdent des centaines d’heures par année en tâches administratives. Pendant ce temps, les patients attendent — et le système de santé s’essouffle.

    Une activité clinique en pleine explosion

    En 2023, les pharmacies communautaires du Québec ont dispensé plus de 7 millions d’actes cliniques — une hausse de 16 % en un an. Depuis 2019, c’est une croissance de 51 % de l’activité clinique. Les pharmaciens québécois sont devenus, de facto, le premier point de contact du réseau de santé : accessibles sans rendez-vous, sept jours sur sept, dans plus de 1 900 pharmacies à travers la province.

    Mais cette croissance clinique s’est faite sans les ressources pour la soutenir.

    La pénurie qui amplifie tout

    Il manque environ 1 150 pharmaciens au Québec. Le taux de postes vacants en pharmacie communautaire atteint 12 %, soit quatre fois la moyenne provinciale tous secteurs confondus. En 2024, un million d’heures de remplacement ont été nécessaires uniquement pour maintenir le service de base.

    Et une part importante de ces heures ne va même pas aux patients.

    La réalité quotidienne derrière le comptoir

    La journée type d’un pharmacien communautaire en 2026, ce n’est pas que du clinique. C’est aussi :

    • Répondre aux appels des autres pharmacies et des médecins pour clarifier des ordonnances, confirmer des thérapies, ou coordonner des transferts de dossiers.
    • Documenter chaque intervention clinique dans des systèmes souvent désuets, puis faxer — oui, faxer, en 2026 — les suivis aux prescripteurs.
    • Vérifier, avant chaque acte, si celui-ci est conforme au cadre réglementaire en vigueur : loi, règlements, ententes, exceptions.
    • Remplir des formulaires administratifs qui n’ont aucune valeur clinique mais qui sont exigés par le système.
    • Rappeler les patients pour des suivis que le système ne gère pas automatiquement.

    Ce sont des tâches nécessaires dans leur principe, mais dont l’exécution reste largement manuelle, fragmentée et chronophage.

    Les chiffres qui parlent

    Au Québec

    Selon l’enquête de l’APPSQ (Association professionnelle des pharmaciens salariés du Québec) menée en 2024 auprès de ses membres, la majorité des pharmaciens salariés rapportent une surcharge de travail encore trop importante et des conditions peu optimales à la pratique clinique. Plus révélateur encore : 65 % des répondants craignent que les nouveaux actes prévus par le projet de loi 67 aggravent cette surcharge si aucune mesure d’allègement administratif n’accompagne l’élargissement du champ de pratique.

    L’AQPP (Association québécoise des pharmaciens propriétaires) a elle aussi tiré la sonnette d’alarme dès mars 2024, réclamant publiquement le retrait de certaines règles administratives entourant les activités cliniques. Le message était clair : ces règles, conçues pour encadrer la pratique, finissent par freiner l’accès des patients aux soins. Le président de l’AQPP, Benoit Morin, résumait la situation ainsi : on doit faire tomber les barrières pour que les 7 000 pharmaciens présents dans le réseau puissent servir leurs patients efficacement.

    À l’échelle canadienne

    Le portrait québécois s’inscrit dans une tendance nationale documentée. L’Association médicale canadienne (AMC) estime que les professionnels de la santé canadiens perdent collectivement 18,5 millions d’heures par année en tâches administratives inutiles — l’équivalent de 55,6 millions de visites patients. Et selon l’AMC, 85 % de ce travail provient des processus du système de santé lui-même, pas de la complexité clinique des cas.

    Chez les pharmaciens spécifiquement, les données de l’Association des pharmaciens du Canada (APhC) révèlent un lien direct entre fardeau administratif et épuisement professionnel : les pharmaciens qui vivent un burnout consacrent en moyenne 7,5 heures par semaine aux tâches administratives, contre 4,3 heures pour ceux qui n’en vivent pas. En 2023, 79 % des professionnels en pharmacie au Canada étaient à risque d’épuisement professionnel.

    À l’international

    Le phénomène n’est pas propre au Canada. Aux États-Unis, des études récentes rapportent que les pharmaciens peuvent consacrer jusqu’à 90 % de leur temps à des tâches administratives plutôt qu’à des soins directs aux patients. Le burnout du personnel en pharmacie y atteint des niveaux historiques, largement attribués à la surcharge de travail et au sous-effectif chronique.

    Le projet de loi 67 : une avancée majeure, mais incomplète

    Adopté par l’Assemblée nationale, le projet de loi 67 représente une réforme historique du cadre légal de la pharmacie au Québec. Il promet d’élargir substantiellement l’autonomie professionnelle des pharmaciens :

    • Prescription de médicaments avec moins de restrictions
    • Prolongation d’ordonnances sans délais arbitraires
    • Substitution de médicaments dans davantage de situations cliniques
    • Remplacement de certaines règles administratives par le jugement professionnel du pharmacien

    L’Ordre des pharmaciens du Québec (OPQ) a salué cette réforme comme « une étape historique pour l’accès aux soins ». Le projet de règlement a été publié dans la Gazette officielle en juin 2025 pour consultation publique, avec des mises à jour en octobre 2025.

    Mais l’adoption de la loi ne résout pas tout. L’APPSQ l’a souligné dans son communiqué de novembre 2025 : les conditions actuelles de travail en pharmacie communautaire ne permettent pas encore d’absorber les nouvelles responsabilités prévues par la loi 67. Sans allègement concret du fardeau administratif, élargir le champ de pratique revient à ajouter du poids sur des épaules déjà surchargées.

    La Presse rapportait d’ailleurs en décembre 2025 que l’élargissement des pouvoirs des pharmaciens tardait à être mis en place concrètement, malgré l’adoption de la loi.

    Le vrai problème : des systèmes conçus pour une autre époque

    Le fardeau administratif en pharmacie n’est pas un accident. C’est le résultat de systèmes conçus il y a des décennies, dans un contexte où le rôle du pharmacien se limitait essentiellement à la dispensation de médicaments. Ces systèmes — logiciels de pharmacie, processus de communication avec les prescripteurs, mécanismes de facturation, protocoles de documentation — n’ont pas évolué au même rythme que la pratique.

    Le résultat, c’est un décalage structurel :

    • Communication inter-professionnelle fragmentée : le fax reste le mode de communication dominant entre pharmacies et prescripteurs dans la majorité des milieux de pratique.
    • Documentation redondante : un même acte clinique peut nécessiter une documentation dans le logiciel de pharmacie, un formulaire papier, un fax au prescripteur et une note au dossier.
    • Vérification réglementaire manuelle : avant chaque acte élargi, le pharmacien doit mentalement (ou physiquement) consulter le cadre réglementaire applicable — lois, règlements, ententes AQPP-MSSS, ordonnances collectives — pour confirmer qu’il a le droit de poser l’acte.
    • Facturation complexe : le système de facturation des actes cliniques, régi par l’entente AQPP-MSSS, comporte des dizaines de codes, conditions et exceptions qui varient selon le type d’acte, le statut du patient et la situation clinique.

    Ce que la technologie peut changer — et ce qu’elle ne peut pas

    Les solutions technologiques existent, et certaines sont déjà déployées dans d’autres juridictions ou d’autres secteurs de la santé. Parmi les pistes les plus prometteuses :

    Documentation clinique automatisée

    L’intelligence artificielle permet aujourd’hui de capturer, structurer et rédiger la documentation clinique à partir d’une conversation entre le professionnel et le patient. Des plateformes comme Abridge (qui a atteint 100 M$ de revenus annuels en documentant automatiquement les consultations médicales) démontrent que la technologie est mature. En pharmacie, les mêmes principes s’appliquent : capturer l’échange clinique, générer la note, le suivi et les communications aux prescripteurs — automatiquement.

    Vérification réglementaire intelligente

    Au lieu de forcer le pharmacien à consulter manuellement le cadre légal avant chaque acte, un outil intelligent peut croiser la situation clinique avec les règlements en vigueur et confirmer instantanément la conformité. C’est l’approche « compliance by design » : le système vérifie pour vous, en temps réel.

    Intégration des systèmes d’information

    La communication entre pharmacies, prescripteurs et établissements de santé devrait être numérique, bidirectionnelle et instantanée. Le Dossier Santé Québec (DSQ) est un pas dans cette direction, mais son intégration dans les flux de travail quotidiens reste incomplète.

    Automatisation de la facturation

    La facturation des actes cliniques peut être déduite automatiquement de l’acte documenté, éliminant la double saisie et les erreurs de codification.

    Ce que la technologie ne remplace pas

    Le jugement clinique du pharmacien. La relation de confiance avec le patient. L’évaluation d’une situation complexe qui nécessite de l’expérience et du contexte. La technologie n’est pas là pour remplacer le pharmacien — elle est là pour lui redonner le temps de faire ce pour quoi il a été formé.

    L’enjeu réel : le temps

    Chaque heure passée à remplir un formulaire, faxer un document ou vérifier manuellement un cadre réglementaire est une heure de moins au comptoir avec un patient. Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, chaque heure compte.

    La question n’est pas de savoir si les pharmaciens peuvent en faire plus. Ils en font déjà plus, chaque année, avec moins de monde. La question, c’est combien de temps on continue à gaspiller sur des processus qui pourraient être automatisés — et combien de patients n’ont pas accès à des soins qui auraient pu leur être donnés si le pharmacien avait eu cinq minutes de plus.

    Le projet de loi 67 donne aux pharmaciens de nouveaux pouvoirs. Il est temps de leur donner aussi les outils pour les exercer.


    Pharmia développe des outils d’intelligence artificielle conçus spécifiquement pour les pharmaciens québécois — documentation clinique automatisée, vérification réglementaire en temps réel, et accès instantané à l’ensemble du cadre normatif de la pratique pharmaceutique au Québec.


    Références

    1. AQPP — « Les pharmaciens propriétaires demandent le retrait de certaines règles administratives » (mars 2024)
      monpharmacien.ca
    2. La Presse — « Les pharmaciens propriétaires demandent le retrait de certaines règles administratives » (mars 2024)
      lapresse.ca
    3. APPSQ — Enquête 2024 sur les irritants en pharmacie communautaire
      appsq.org
    4. APPSQ — Communiqué sur le projet de loi 67 (novembre 2025)
      appsq.org
    5. Association médicale canadienne (AMC) — Fardeau administratif : faits et chiffres
      cma.ca
    6. Association des pharmaciens du Canada (APhC) — Sondage national sur la santé mentale des professionnels en pharmacie (2023)
      pharmacists.ca
    7. Ordre des pharmaciens du Québec (OPQ) — « Projet de loi 67 adopté : une étape historique pour l’accès aux soins »
      opq.org
    8. OPQ — « Le projet de loi 67 adopté : moins de barrières administratives, plus d’autonomie »
      opq.org
    9. La Presse — « L’élargissement des pouvoirs des pharmaciens tarde à être mis en place » (décembre 2025)
      lapresse.ca
    10. OPQ — Projet de règlement PL 67, Gazette officielle (juin 2025)
      opq.org
    11. Profession Santé — « Irritants en pharmacie : l’APPSQ dévoile son enquête » (août 2024)
      professionsante.ca
    12. Portail de l’assurance — « Les pharmaciens jouent un rôle croissant en soins primaires » (avril 2026)
      portail-assurance.ca
    13. Sully.ai — « Top 3 AI Pharmacists in 2026 »
      sully.ai
    14. MedMe Health — « An Overview of AI in Pharmacy » (2025)
      medmehealth.com
    15. Contrary Research — « Abridge Business Breakdown »
      research.contrary.com
  • Votre pharmacie pourrait bientôt fermer ses portes. Voici pourquoi.

    Votre pharmacie pourrait bientôt fermer ses portes. Voici pourquoi.

    Un message de vos pharmaciens pour la population québécoise parce que votre accès aux soins nous concerne tous.


    Ce que le gouvernement est en train de faire, et pourquoi ça vous concerne directement

    En ce moment, à Québec, un amendement au projet de loi 15 est sur le point de changer la vie de chaque Québécois qui met les pieds dans une pharmacie, c’est-à-dire pratiquement tout le monde.

    Le gouvernement s’apprête à plafonner les honoraires que les pharmaciens peuvent facturer aux assureurs privés. Dit autrement : on veut forcer les pharmacies à fonctionner avec des revenus qui ne couvrent même pas leurs coûts réels.

    Ce n’est pas un débat abstrait entre politiciens et lobbyistes. C’est votre pharmacie de quartier qui est menacée. C’est votre accès aux soins qui est en jeu.

    Ce qui va changer dans votre quotidien, concrètement

    Votre pharmacie va fermer plus tôt

    Vous avez l’habitude de passer à la pharmacie le samedi après-midi, ou en soirée après le travail? Si cet amendement passe, plusieurs pharmacies n’auront plus les moyens de rester ouvertes en dehors des heures de pointe. Les soirs, les fins de semaine, les jours fériés, les plages horaires où vous en avez le plus besoin seront les premières coupées.

    Vous attendrez plus longtemps à l’urgence

    Depuis les dernières années et avec l’avenue des projets de loi 31 et 41, votre pharmacien peut vous prescrire un antibiotique pour une infection urinaire, traiter votre conjonctivite, vous vacciner, ajuster vos médicaments. Des soins rapides, accessibles, sans rendez-vous. Si les pharmacies n’ont plus les moyens d’offrir ces services, ces patients retournent à l’urgence. L’urgence qui déborde déjà. L’urgence où vous attendez 12, 14, 18 heures.

    Votre pharmacien de quartier va disparaître

    Il y a 1 900 pharmacies communautaires au Québec. Certaines sont la seule source de soins de santé dans leur village. Si on coupe les revenus de ces pharmacies, ce sont les régions qui trinquent en premier. Pas Montréal. Pas Québec. Les petits villages où votre grand-mère va chercher ses médicaments pour le cœur, où le pharmacien est le seul professionnel de santé à 45 minutes de route.

    Votre employeur va couper dans votre couverture d’assurance

    Si le gouvernement plafonne ce que les pharmaciens peuvent facturer aux assureurs privés, les assureurs vont ajuster leurs grilles, mais pas nécessairement en votre faveur. L’effet domino est prévisible : les régimes d’assurance collective seront renégociés, les franchises augmentées, les couvertures réduites. Vous allez payer plus de votre poche pour les mêmes médicaments.

    Votre pharmacien aura moins le temps de vous parler

    Le pharmacien salarié qui prend cinq minutes pour vous expliquer les effets secondaires de votre nouveau médicament. La pharmacienne qui appelle votre médecin pour signaler une interaction dangereuse. Le pharmacien de famille qui connaît votre dossier par cœur depuis dix ans. Tout ça prend du temps et des ressources.

    Les vrais gagnants : les assureurs et les multinationales, pas vous

    On vous fait croire que cette mesure est dans votre intérêt. Pourtant, ce ne sont pas les honoraires de votre pharmacien qui font exploser vos primes d’assurance. Ce sont les coûts croissants des médicaments de spécialité, des traitements qui coûtent des dizaines de milliers de dollars par année et qui sont fabriqués par des multinationales pharmaceutiques.

    Vos primes augmentent? C’est à cause de ces médicaments hors de prix, pas à cause du pharmacien qui vous sert au comptoir. L’AQPP le dit clairement : le vrai débat devrait porter sur la hausse du coût des médicaments, pas sur les revenus des pharmacies de quartier.

    En s’attaquant aux pharmacies plutôt qu’aux véritables sources de pression sur le système, le gouvernement protège les intérêts des assureurs privés et des géants pharmaceutiques, et c’est vous qui en payez le prix.

    Le paradoxe qui devrait révolter tout le monde

    Le gouvernement a élargi le rôle des pharmaciens avec le PL67, une loi qui leur dit : « Vous êtes capables d’en faire plus. Prescrivez, prélevez, vaccinez, soignez. » Les pharmaciens ont accepté. Ils se sont formés. Ils ont investi.

    Et maintenant, le même gouvernement s’apprête à couper leurs revenus. Concrètement, il leur dit clairement « Débrouillez-vous.»

    C’est comme demander à un entrepreneur de rénover un immeuble au complet, puis lui dire qu’on ne paiera que la moitié de la facture, après que les travaux ont commencé.

    L’impact financier que le gouvernement ne veut pas que vous voyiez

    L’amendement représente une diminution d’environ 25 % des revenus des pharmacies communautaires.

    Un quart des revenus. Disparu. Du jour au lendemain.

    • 25 % de revenus en moins, c’est 25 % d’investissements en moins : moins de personnel, moins de formation, moins de technologies, moins de services cliniques pour vous.
    • Cet écart de revenus ne vient pas de pharmaciens « gourmands ». Il vient du fait que les tarifs du régime public n’ont pas été indexés adéquatement depuis plus de 20 ans. Pendant ce temps, tout a augmenté : le loyer, les salaires, les assurances, les logiciels, la formation.
    • Au lieu de corriger le sous-financement chronique du régime public, le gouvernement choisit de niveler par le bas.
    • Pour une pharmacie typique, cette perte de revenus équivaut à devoir couper des postes, réduire les heures d’ouverture et abandonner les services que le PL67 leur demande justement d’offrir.

    Qui est derrière cette mesure?

    L’amendement a été proposé par le député solidaire Alexandre Leduc, adopté sans consultation avec les pharmaciens, sans préavis, et en plein milieu de négociations entre l’AQPP et le gouvernement.

    L’AQPP s’est retirée de la table de négociation, un geste sans précédent. Son président, Benoit Morin, a qualifié l’amendement d’« énorme gifle ».

    Les cas de « surfacturation » qui ont alimenté le débat médiatique touchent une poignée de joueurs dans les médicaments de spécialité. L’AQPP avait proposé des solutions ciblées pour régler ces abus. Le gouvernement les a ignorées et a choisi de punir les 1 900 pharmacies du Québec au complet.

    Le milieu est unanime : c’est inacceptable

    L’ensemble de la profession, propriétaires, salariés, indépendants, techniciens est du même côté. Les ordres professionnels, les associations, les bannières : personne ne soutient cet amendement. Parce que tout le monde sait que si les pharmacies tombent, ce sont les patients qui paient le prix.

    C’est une profession entière qui sonne l’alarme pour protéger votre accès aux soins.

    Ce que le gouvernement devrait faire à la place

    La solution est simple : au lieu de couper les revenus des pharmacies, il faut augmenter les tarifs de la RAMQ pour refléter le coût réel des services pharmaceutiques en 2026, et s’attaquer aux véritables causes de la hausse des primes, les coûts des médicaments de spécialité et les pratiques des grands assureurs.

    On ne répare pas un système sous-financé en appauvrissant ceux qui le tiennent debout.

    Ce que vous pouvez faire

    Partagez cet article. Montrez-le à vos proches, à vos collègues, à vos voisins. Plus la population comprend ce qui se passe, plus le gouvernement sera forcé de reculer.

    Écrivez à votre député. C’est simple et ça prend deux minutes. Rendez-vous sur jappuiemonpharmacien.com pour envoyer une lettre directement à votre élu.

    Demandez-lui :

    • « Est-ce que vous trouvez ça acceptable que j’aurai à attendre 18 heures à l’urgence pour une infection urinaire que mon pharmacien aurait pu traiter en 20 minutes? »
    • « Est-ce que c’est acceptable que je perde ma prise en charge par ma pharmacienne de famille de ma douleur chronique qui dure depuis des années? »
    • « Qui va ajuster les médicaments de ma mère atteinte de diabète si sa pharmacie de quartier ferme? »
    • « Ma pharmacie est ouverte jusqu’à 21 h, c’est le seul endroit où je peux aller après le travail, vous trouvez ça acceptable qu’elle ferme à 17 h? »

    Parce que c’est exactement ce qui s’en vient si personne ne réagit.


    Références